Agriculture

 

Si le secteur agricole constitue le principal moteur de l’économie nationale, ce constat l’est devenu aussi pour la région de Tanger-Tétouan. En effet, cette région, se caractérise par une diversité géomorphologique et climatique qui lui a permis de développer un fort potentiel agricole notamment au niveau de la plaine de Loukkos. Ce secteur connaît actuellement un développement continu lui permettant d’occuper une position de choix dans le développement économique de la région avec 14% du PIB en 2013. La région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima détient 11% de la surface agricole utile du pays, ce qui la place en troisième position au niveau national selon l’importance de cette surface. La SAU de la région représente 57% de la superficie totale régionale (976.186 hectares).

L’agriculture au niveau de la Région, contribue considérablement, à travers les différentes filières de production végétales et animales, à la promotion de l’économie de la région en engendrant une valeur de production moyenne d’environ 5,8 milliards de Dirhams et un nombre total de journées de travail avoisinant les 23,65 millions par an.

Sur le plan de la production végétale, la région se caractérise par une production diversifiée dominée par la céréaliculture, l’arboriculture fruitière et les légumineuses qui occupent respectivement 48,9%, 24,3% et 11% de la SAU totale de la Région. La contribution de la région à la production céréalière nationale demeure assez importante, elle a été de l’ordre de 9% lors de la campagne 2011-2012.

 

L’aspect montagneux, la topographie accidentée et tourmentée qui caractérise le relief provincial, ainsi que l’étroitesse des plaines méditerranéennes telles celles de Mallalienne et Oued Laou, sont autant de facteurs qui ont largement conditionné le développement de l’agriculture à l’échelle de la province de Tétouan. Des facteurs conjugués au faible niveau de mécanisation, d’irrigation, et d’utilisation de semences sélectionnées, ont contribué à l’émergence d’une agriculture traditionnelle largement dépendante des aléas climatiques. Les forêts qui entourent ont toutefois favorisé le développement de la production forestière. Le mode de faire valoir direct des exploitations est majoritaire dans la province, puisqu’il concerne 86% de la surface agricole utile (SAU). Le reste de la SAU étant exploité dans des proportions presque égales par le biais de la location et du bail en nature. Ainsi, les types de cultures pratiquées dans la Province concernent les céréales, les légumineuses et les maraichères, alors que les cultures oléagineuses et industrielles sont inexistantes dans la Province.

Céréaliculture

La pratique des cultures céréalières est la plus prépondérante à la Province de Tétouan, puisqu’elle occupe une superficie de 34660 ha, soit 62,6% de la SAU provinciale, et ce, malgré le caractère accidenté du relief. Cette culture assure ainsi une production de l’ordre de 464 900 quintaux, traduisant une productivité de 13,4 qx/ha.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Légumineuses

A la Province de Tétouan, les légumineuses sont cultivées sur 7,2% de la SAU, soit une superficie de 3 958ha, occasionnant la production de 25 660 quintaux durant la campagne 2013-2014. Les féveroles et les pois chiches sont les plus pratiqués puisqu’ils occupent les ¾ de la superficie consacrée à ce type de culture.

 

 

 

Cultures maraichères et fourragères

Les cultures maraichères sont cultivées sur une superficie de 4 900 ha, produisant un total de 662 350 quintaux durant la campagne 2013-14. Quant aux cultures fourragères, elles sont pratiquées sur une superficie de 8 530 ha avec une production dépassant les 6,4 millions. D’autre part, 14 340 ha de terres agricoles sont restés en jachère durant la campagne 2013-14.

 

 

Arboriculture fruitière

Les plantations arboricoles s’étendent sur une superficie de 32 722 ha, produisant 331 736 quintaux de fruits. L‘olivier demeure le plus répandu avec 84% des superficies consacrées à ce type de culture, représentant 42% de la production réalisée. Afin de promouvoir l’extension des plantations arboricoles, la campagne 2013-2014 a connu la plantation de 1229 nouveaux pieds d’oliviers, 40 nouveaux pieds de figuiers, puis 380 nouveaux pieds de diverses autres espèces.