Automobile

 

L’industrie automobile met le turbo…

​La filière automobile sera renforcée par de nouveaux investissements pour 441 millions de DH portant notamment sur le câblage automobile et intérieur véhicule & sièges. Ils devront générer un chiffre d’affaires de plus de 2,26 milliards de DH d’ici 2020.

Neuf conventions dans l’industrie automobile entre des investisseurs et les pouvoirs publics ont été signées mercredi 23 novembre 2016 à l’occasion des Automotive Meetings Tanger Med, congrès de l’industrie automobile marocaine. Ces conventions qui ouvrent droit à des subventions ont été paraphées par Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie Numérique. Les projets, dont le plus gros est celui du câbleur Leoni représentent un total de 441 millions de dirhams. Ceci permettra à la filière, en plein boom, de mettre de passer à la vitesse supérieure comme en témoigne le climat d’affaires et l’effervescence des AMT qui ont réuni environ 650 représentants du secteur dont une large part d’entreprises étrangères alors que la Fiev (Fédération des Industries des Equipements pour Véhicules) est partenaire de ces rencontres. Actuellement, le secteur compte plus de 180 sites et l’emploi total dans l’automobile devrait progresser de 57% cette année à 118.000 postes. « Nos projections tablent sur 165 000 emplois au total en 2020 a déclaré le ministre. Mais ce n’est que le prolongement de la trajectoire. Nous pouvons faire, et je demande à la filière de le faire, beaucoup plus ! », a souligné M. Elalamy.

Le chiffre d’affaires de l’industrie automobile dopée par la montée en puissance des deux sites Renault à Tanger et Casablanca et l’ouverture future de l’usine PSA à Kenitra en 2019, devrait atteindre le chiffre symbolique des 100 milliards de dirhams, près de 10 milliards d’euros en 2020 contre 60 milliards attendus cette année.

La capacité de production de « la destination Maroc » devrait alors être proche de 650 000 véhicules, l’objectif des autorités et de la filière étant de parvenir à terme au million avec l’arrivée d’un troisième constructeur. « Il y a une forte dynamique mais nous devons encore travailler sur le renforcement de la filière, c’est l’objet de ces AMT et aussi sur des sujets comme les coûts logistiques, car le Maroc veut devenir une base arrière de l’automobile de l’Europe du sud » indique Tajeddine Bennis, Président de la Commission «industrie» de l’Amica.

« L’objectif est de constituer une filière plus complète et intégrée en profondeur en complétant les écosystèmes mis en place par de nouveaux métiers et de nouvelles technologies non disponibles localement», a conclu le Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie Numérique. Le groupe PSA a, rappelons-le, décidé en 2015 de lancer un projet industriel au Maroc portant sur l’implantation d’une usine de production de véhicules et de moteurs à Kénitra pour servir les besoins de la région Afrique et Moyen-Orient, et le renforcement du sourcing de composants automobiles au Maroc. Le projet industriel de PSA Peugeot Citroën, en cours de construction pour un investissement total de 557 millions d’euros (6 milliards de DH), assemblera dès 2019 des moteurs et des véhicules des segments B et C, avec une capacité initiale de 90.000 véhicules et un taux d’intégration industrielle locale de 65% qui seront rapidement portés à 200.000 unités avec un taux d’intégration de 80%. L’intégration industrielle représentera 10,6 milliards de DH d’achats locaux par an. La structuration actuelle du secteur en écosystèmes performants, entamée depuis 2015 conformément au plan d’accélération industrielle 2014-2020, a pour objectif de générer plus de 100 milliards de DH à l’export et d’employer plus de 160.000 citoyens à l’horizon 2020.

Après l’annonce de l’implantation de la nouvelle usine PSA Peugeot Citroën, l’industrie de la sous-traitance automobile au Maroc s’apprête à prendre un nouvel élan. Ce site stimulera un nouveau développement de l’ensemble de la filière avec la création de plusieurs écosystèmes. ECLAIRAGE.

Il y a quelques années, le Maroc a misé sur les métiers de la filière automobile. Une vision éclairée qui a permis l’implantation à Tanger des deux usines Renault-Nissan de carrosserie et montage. Ainsi, l’industrie automobile marocaine a pu enregistrer une croissance remarquable. Aujourd’hui, le Maroc est devenu le deuxième producteur de véhicules en Afrique après l’Afrique du Sud, avec une part de marché de 35% en 2014 contre 5% en 2003. Sa performance est impressionnante au niveau de l’export et en termes de création d’emplois, indicateurs à l’égard desquels le secteur dégage une croissance annuelle à deux chiffres. Près de 36.500 emplois ont été créés dans le secteur entre 2009 et 2014, soit un accroissement annuel moyen de 12,4%. Et avec 39,8 milliards de dirhams (+/- 3,7 milliards d’euros) de chiffre d’affaires à l’export réalisés en 2014, contre 31 milliards de dirhams (+/- 2,9 milliards d’euros) en 2013, l’automobile se positionne au 1er rang des secteurs exportateurs. Premier constructeur automobile d’Afrique du Nord et deuxième du continent, le Maroc s’impose désormais comme plateforme industrielle de production et d’export dans le secteur.

 

 

 

Avec l’annonce de l’arrivée de PSA Peugeot Citroën, l’industrie de la sous-traitance automobile qui connait déjà une bonne dynamique, s’apprête à prendre un nouvel élan. La nouvelle usine du groupe français permettra, à terme au taux d’intégration du secteur automobile de passer de 40 à 80 % avec la création de 4.500 emplois directs et 20.000 emplois indirects et la production de 200.000 véhicules et 200.000 moteurs par an. L’implantation de Peugeot Citroën, après celle de Renault, stimulera ainsi un nouveau développement de l’ensemble de la filière : Grandes entreprises, PME, TPE et autoentrepreneurs. Cette nouvelle structure, dont le démarrage est prévue en 2019 pour atteindre la vitesse de croisière en 2023, s’implante à la lisière de la plateforme industrielle intégrée Atlantic Free Zone, soit un environnement qui propose aux investisseurs une offre de services complète et dispose de deux atouts fondamentaux, à savoir son accessibilité logistique qui facilite l’approvisionnement et l’exportation, et un bassin d’emplois de qualité. Afin de préparer le terrain au démarrage effectif de l’usine PSA, le secteur de la sous-traitance s’est doté, dans le cadre du plan d’accélération industrielle, de plusieurs écosystèmes avec la signature de contrats de performances. En vertu de ces contrats, l’AMICA s’est engagée, sur la ​période 2014-2020, à réaliser les objectifs tracés en matière de création d’emplois, d’exports et de valeur ajoutée. Elle s’est engagée aussi à impliquer fortement les industriels en matière, entre autres, de formation, de parrainage des TPE et de parrainage du laboratoire consacré au secteur. De son côté, le Ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie Numériques’est engagé à mettre à la disposition des industriels l’assiette foncière nécessaire, à les accompagner pour la formation et appuyer leurs investissements, tout en mettant en place des mesures d’intégration locale et d’autres relatives à l’amélioration de compétitivité. En gros, le lancement du Plan d’Accélération Industrielle 2014- 2020 (PAI), en avril 2014, renforce les acquis d’un secteur dynamique et performant et initie la phase de développement des écosystèmes automobiles dont le lancement en octobre 2014, confère davantage de vigueur au secteur et favorise une intégration plus forte et une meilleure coordination de ses secteurs.​